° A un métre de toi et pourtant tu me paraissais si loin ... °

*

L'espoir s'est échappé et m'a laissé face à la réalité. Il a suffit de deux mois pour nous séparer éternellement, et ce ne sont pas les preuves qui ont manquées. Le couteau a enfin terminé de taillader mon c½ur, s'en est fini. La plaie restera. Mais le calme subsiste toujours, il est même devenu encore plus plat qu'il l'était ... il en valait mieux ainsi.

Revenir sur ses pas, oublier, pardonner, se redécouvrir, tout cela nous est dorénavant interdit. Quand je disais qu'il valait mieux regarder ses pieds au lieu de te supplier des yeux, avancer droit devant soi, même si un obstacle nous barrait le chemin ... j'avais bien raison, même si ce n'est pas toujours le cas. Je ne me suis peut être pas assez justifiée, sous prétexte de ne pas avoir réfléchie, mais toute personne dotée d'une intelligence normale aurait compris mes sous -entendus. Comme quoi, l'être humain va chercher beaucoup trop loin et ne voit pas l'essentiel. Il en va ainsi pour ceux qui n'attachent que peu d'importance à la signification des mots et aux sentiments qui en émanent. Le temps qu'il m'était nécessaire ne m'a pas été accordé, et me brusquer n'a pas été la bonne solution. La compréhension n'étant pas au gout du jour ... j'ai dû souffrir et te perdre. Mais je ne m'attarderai pas plus à ce sujet et je laisse ma plume se divertir à travers la description d'un événement précis, qui semble gommer bien des choses, mais qui en fait, les expriment d'une manière particulière.

_ Un samedi, jour d'impossibilité d'ordre physique, me voilà trainant tant bien que mal un n'Amour malade, effondré par une douce "rhino" - comme il disait si bien. - Direction rue d'Allier, là où je pensais qu'une petite balade ne nous ferait pas de mal en ce jour ensoleillé ... je me suis trompée pour mon cas. Et tout le monde n'est pas comme ce cher monsieur Adrien, c'est-à-dire devin. Arrivée à destination de la fameuse rue qui semblait descendre sans fin, elle me paraissait plus vaste qu'elle ne l'était la dernière fois, bien que la foule était aussi présente que d'habitude. Le soleil, marre de se reposer, illuminait si bien les pavés qu'il m'était obligé de regarder droit devant moi. Et main dans la main, j'avançais avec un lui enchanté, critiquant tout ce beau monde au passage, tout de même avec une voix enraillée. Bien que toujours très attentive à ce qu'il me disait et même admirative de son état d'esprit ... je sentais que quelque chose clochait; En face, la rue se rétrécissait, et seul le noir se faisait voir. La voix de Ben' s'égosilla et mon c½ur se mit à battre plus fort ... et il n'a suffit que de quatre personnes. Mais il en manquait une ... L'atmosphère plutôt détendue à l'origine se noircit alors et le lien qui me rattachait à lui semblait être distant dès la première seconde de cette brusque arrivée. Toute forme d'amour se transforma alors en mépris et sa main glissa de la mienne. Les bonjours mal attentionnés fusaient et l'envie de leur souhaiter l'inverse me titillais. Tout était pervertie, même le plus innocent des enfants. Le seul signe d'amour apparut enfin, le plus petit des deux bouts de choux me sauta au cou et cette obscurité se dissipa un peu. Mais ma peine se fit plus dense à la vue de ses bleus et maintes égratignures ressortaient sur son visage. Son odeur me libéra de toute vengeance et quelques souvenirs me rappelèrent à quel point j'étais nostalgique de ces moments si précieux. Puis en me détachant de son étreinte, mon c½ur se serra encore plus. Mais le fait le plus marquant vint lorsque je vis le refus du deuxième loustique. Ben', en se rapprochant de lui, n'entrainait que sa faroucheté. Et un petit fuyant une personne qu'il avait assez vu et aimé auparavant, pour être capable de lui sauter dessus, ne peut qu'être jaloux ou déçu. J'avais encore une fois de plus sous mes yeux, l'exemple de la bêtise humaine dans sa plus belle apparence. Jouer sur les sentiments d'un enfant est l'une des choses les plus horrible que l'on peut lui faire, car cela le suivra toute sa vie. Ce qui a élargit d'autant plus cette plaie au plus profond de moi. Essayant à mon tour de l'approcher, il se laissa faire, quoi qu'en tournant la tête mais l'essentiel y était. Des successions d'images me vinrent à l'esprit après ce constat; et si il croyait que Ben' m'avait enlevé ... N'amour me sortît de mes pensées, en montrant sa réticence à rester parler de faits d'hiver*. Me prenant la main sauvagement, il me traîna hors du noir qui voulait m'envahir, bien que des voix venaient encore à moi. Mes lèvres se pétrifièrent, je ne pouvais leur répondre. Je me résolus à le suivre, c'était la seule solution pour sortir de cette réalité pesante.
Tout se brouillait et plus rien ne fonctionnait dans ma tête. Seule son odeur, seul le bruit de ses pas, seul sa main me guidaient.

Depuis, j'ai constaté l'ampleur des dégâts de ces litiges. Mais le passé ne se refait pas et j'ai maintenant perdu espoir. Aujourd'hui, tu étais bien à coté de moi, même à un mètre de moi. Ne manquant pas au rendez vous cette fois-ci. Mais supporter ce silence pendant pratiquement deux heures n'a pas atténué la gravité de la situation, bien au contraire. A un mètre de moi, et pourtant si loin ... deux heures avec moi mais aucune parole n'est venue briser cette distance. Ne serais-ce qu'un seul mot ... et tout aurait pu être si simple.
Moralité : il se passe bien des choses sans toi*.

Un gouffre nous sépare à présent, plus rien ne peut lier nos deux mondes.

*
°                                                                                                                                                                                         A un métre de toi et pourtant tu me paraissais si loin ...                                                                                                                                                                                                               °

# Posté le vendredi 22 février 2008 13:09

Modifié le samedi 07 juin 2008 06:40

° La solution de facilité arrive toujours lorsqu'on ne s'y attend pas du tout ... °

°                                                                                                                                                                                  La solution de facilité arrive toujours lorsqu'on ne s'y attend pas du tout ...                                                                                                                                                                                                              °
*

Il y a quelques semaines déjà, l'atmosphère se faisait lourde ... Une envie soudaine me poussa à prendre l'air, la suffocation se faisait de plus en plus intense ...

Et assise sur la marche de l'escalier, écoutant cette voix criarde sortir de nul part,
je regardais mes pieds. C'était d'ailleurs la seule contenance que j'avais et mes pieds, les seuls choses auxquelles je pouvais me fier sur le moment. Eux, ils restent et resteront toujours fidèles pour me maintenir debout.
_Une chose m'attira, puis, atteignant le fond de mes pensées, je m'enfuis ... plus errante que jamais, égarée dans mes rêveries et le c½ur remplie d'espoir, je fis le vide.

Il se passa deux heures avant de franchir cette fichue porte ... en l'atteignant, les profondeurs m'envahissaient peu à peu . "A tout bout de champs ça pue la mort ..."
et toujours rien, la même ambiance, la même froideur, la même chanson glauque se faisait entendre. Ce rythme effréné puis cette sordide cadence, le teint cireux et le regard vitreux, un filée de mots me vinrent à l'esprit : " et si la confiance régnait toujours ?"
Regagnant la réalité, une odeur de putréfaction venant de je ne sais ou, vînt me chatouiller les narines ... certainement celle de mon c½ur ... Je ne sais !
***
Seule au fond de moi même, et faisant le tour de tout ça, j'en suis arrivée là :

Me laisseras tu un jour, reprendre la partie de mon c½ur que tu m'as arrachée ?
et ce, pour que la cicatrisation se fasse moins longue et que cette plaie béante au fond de moi s'atténue !
Pourras tu un jour m'entrouvrir ta porte pour que je puisses m'y faufiler ?
Que faut t-il que je fasses pour ne pas me retourner, oublier tout ça, tourner la page et regagner ta confiance ?

En t'entêtant, t'entends Totor, tu te tue et t'as tord ...
J'ose espérer que cette faille à jamais, puisse disparaître et nous laisser vivre enfin a notre gré !

J'aimerais pouvoir reconnaitre cette phrase, seulement l'ironie est plus forte que tout et le regret n'y est plus ... Je ferais sans ...

# Posté le mardi 11 septembre 2007 10:51

Modifié le samedi 07 juin 2008 07:20

° * °

à Joris

Je ne trouve pas de titre à cet article, tu m'excuseras ... puisqu'aucun mot ne peut définir notre amitié... je vais tenter de l'expliquer à ma manière.
Mais avant revenons sept ans en arrière.
La veille de l'anniversaire de mes 10 ans, mes parents et moi arrivions enfin à ce fameux hôtel où l'on avait loué une chambre. Mon père me traîna tant bien que mal jusqu'à la salle de réception pour saluer un certain monsieur qui s'appelle Jacques. Et là, surprise ! A ce que je voyais il n'y avait pas que moi de sauvage... Tu te cachais si bien derrière ton père que je n'avais pas remarquer ta présence immédiatement. Ceci étant dit, le plus sauvage de nous deux était bien toi ... et mettant ma timidité de coté, je m'amusais à t'attraper puis on se chamaillait encore et encore si bien que ça commençait à agacer nos parents. Et après, les jours ce sont enchaînés et cette distance entre nous s'estompa laissant place à une amitié solide. Ensuite il y a eu le coup des enfantillages tel :

_espèce d'avec!
_avec ou sans sucre ?

Quelques années passèrent et malgré maintes disputes, on a su mettre nos gamineries de coté et s'accepter tel que nous sommes. Grâce à toi j'ai découvert ce qu'est l'amitié (et pas la petite :p) par conséquent tu es l'une des rares personnes en qui j'ai totalement confiance, à qui je dois beaucoup de choses... parce qu'après tout chaque être est unique en son genre ...
Une personne en or simplement avec qui toutes les peines se transforment en joies ou bien même partent aux oubliettes. Les douleurs se volatilisent laissant place au sourire avec toi.

J'aime ton sale caractère, ton originalité et ta maladresse qui te rend si fin par moment et qui te pousse à dire :

_J'aime sentir mon haleine lorsque j'ai mangé un morceau de camembert. Et ce, parce que j'aime la puanteur et faire chier les gens.


Je terminerais cet article en disant qu'on a beau se montrer qu'une simple amitié mais c'est bien plus que ça. Ma vie sans toi serait beaucoup plus monotone ... et cela serait trop me demander !

Parce qu'il y a certaines personnes, comme toi, qu'on ne rencontre pas deux fois dans sa vie.


°                                                                                                                                                                                                     *                                                                                                                                                                                                              °

# Posté le mercredi 29 août 2007 06:44

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:22

° Tu sais ... °

*

Viens m'embrasser pour la route.

"Aller juste ce baiser, pour que tout s'assoupisse. Que le passé sombre dans l'oublie mais c'est espoir déchu, que l'on remonte le temps, c'est temps perdu. Retraçons nos chemin sur une même ligne droite.
Aller viens, et main dans la main, allons nous en, avant que le regret nous hante. Oublions, durant cette courte escapade, l'objet de nos soucis. Serre moi aussi fort que tu souffre, répètes moi autant de fois que tu veux, ce mot qui tente désespérément de sortir."

*
°                                                                                                                                                                                                             Tu sais ...                                                                                                                                                                                                              °

# Posté le samedi 16 juin 2007 07:29

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:21

° Ce n'est que le début ... °

*

Un blog ... mon écriture, ma signature.

Un simple aspect de la vie

Une simple manière de penser

et de s'exprimer.

Mes poèmes, mes joies, mes déceptions, ma conception du monde ...

Ma vision des choses


____________________________________________

Ici, c'est un nouveau support de quelques idées en vrac mises à porté de main. Une continuité de mon premier blog, qui, non sans peine, marche toujours. Pourquoi ce changement ? Certainement parce que l'ancien ne me ressemblait plus et ne pouvait me suivre. Moi grandissante et lui stagnant, j'ai du y mettre une croix dessus puisqu'aucun de mes articles n'avaient de signification réelle. Puis, l'intérêt à la métamorphose est à son comble ...
Une jeune fille, voulant s'exprimer et ne cherchant pas à avoir pleins de commentaires mais juste à écrire, pour se libérer.


***

Qui peut bien se cacher derrière angel ? C'est une personne, certes, mais se posant mille et une questions sur son existence. Attirée par le noir, elle aime tous ce qui peut la faire souffrir, pour ne plus refaire deux fois la même erreur. Idéaliste, elle rêve d'un monde où les femmes seraient égales aux hommes, où la connerie humaine se transformerait en raison ... Perfectionniste, elle déteste qu'il y ait un petit détail frappant tel un petit bout de persil dans les dents de la personne qui lui fait face ou bien du papier wc collé à la chaussure du premier sortant des toilettes ... ce n'est pas que cela l'a débecte mais presque ! Elle prend au mieux possible la vie comme elle lui vient et ne fait pas tout un plat parce que sa mère ne lui a pas acheté un super jean Levi's 571 à 500 euros. Et oui, cette jeune fille déteste toutes personnes faisant des scandales pour un oui ou pour un non. Croyant ne pas attirer l'attention des autres, elle se permet de penser tout le contraire de l'opinion principal. Seulement, il arrive un moment où la foule atteint ces idées. Cela devrait l'agacer me diriez vous, mais non ça lui est égal ... elle agit toujours par opposition ... D'ailleurs, fondue de chocolat, elle s'en empifrerais jusqu'à la dernière tablette ... mais son gagner de kilos, ce qui la désespère d'autant plus que les autres lui disent " ne te plains pas regarde comme je suis". Sa volonté : grossir.
Fragile de base, il n'y a que la mort qui lui cause de la peine et peut-être l'amour. Essayant de cacher ses peines du mieux qu'elle le peut, elle se referme sur elle même, ce qui contradictoire, puisque tout son entourage lit dans ses pensées et vient la consoler ... Donc cela lui est difficile. Mordue d'un petit homme comme pas deux, la flèche a traversé son c½ur ... dès le premier jour de leur rencontre et ce, sans le connaître bien évidemment. Ce qui est d'autant plus étonnant car mademoiselle a toujours fait trainer les choses et ne s'engage dans une relation durable que si elle a pris le temps de le découvrir. Alors, elle se justifie en disant qu'un simple coup foudre lui est tombé dessus et la touché en plein c½ur.
A 6h30, telle est l'heure à laquelle elle se réveille les matins, comme ça, en partant de chez elle en direction lycée théodore de Banville, appelé plus communément LE Banville, elle peut vaquer à ses préoccupations ... admirer les quelques reflets du soleil sur les murs des bâtiments, prendre son temps avec un prénommé Joris ... Ce qui la ferait arriver presque en retard, mais ça, elle s'en moque.
D'une joie incomparable, elle joue la farouche en refusant de dire bonjour à certains ... rien que pour voir leur réaction. Toujours aussi souriante ( au fin fond d'elle même ) elle se distrait à fusiller du regard les autres par pure plaisir. "Chieuse" de base, tout ce qu'elle aime faire lorsqu'un professeur l'interroge, c'est de prendre son air hébété pour qu'on la croit bête comme chou. Et ce, pour ne pas participer parce qu'elle a horreur que ces derniers la supplient à parler alors qu'elle n'en a pas envie. Elle a aussi horreur des faux-culs en tous genres, qui s'avouent supérieurs à autrui, en s'affichant et essayant de se faire aimer. Bien heureusement, la réalité fait bien les choses : tout le monde les méprise.
Puis arrêtez de faire vos malins devant elle, en montrant que vous savez siffler, parce que ça lui fait tel l'effet du crissement caractéristique de votre fourchette sur votre assiette ...
D'une nature posée, il suffit qu'elle dise un mot pour exciter tout le monde alors qu'il n'y avait pas forcément ambiguïté dans ses dires ... Ce qui lui fait douter de son intelligence, qu'elle admet n'être pas très haute.
Elle terminera (ou presque) par écrire qu'elle cache bien son jeu. Après tout, personne ne sait qui elle est réellement, pas même elle. Vous lui demanderez " Alors pourquoi nous casses-tu les pieds avec cette description ? tout cela nous avance à rien." Elle vous répondra certainement :

_ " Et pourquoi pas ? L'envie me chantait ..."
.

Mais au fond d'elle, elle sait très bien que ce n'est pas pour rien qu'elle s'est pris la peine de taper au clavier ce flot de phrases ... la peur de la page blanche ne cesse de l'embêter voila tout. Une autre peur subsiste à n'en plus finir : celle de se retourner. La vie n'est pratiquement faite que de souvenir, et ça elle en a conscience et de se retourner, ne serait-ce qu'une seule fois, infectera à jamais cette plaie qu'elle a au plus profond de son c½ur. Elle aurait voulu refaire entièrement son passé, jusqu'à ce qu'elle ait un certain âge parce que des erreurs, dieu sait qu'elle en a fait, et sa vie ne rimait à rien. Une double personne détient son corps mais elle ne rentrera pas dans les détails. Tout ce qu'elle peut en dire, c'est que son mal de vivre étant le temps qui passe, elle vivra à jamais à coté de sa montre, bien trop pressée d'en profiter pour perdre son temps. Mais tout ce qu'elle voit, c'est sa vie lui filer sous le nez à une vitesse considérable.


Elle finira enfin cet article en se demandant qu'est-ce qu'elle estellement. Avec réflexion ... une chose, un être vivant en haut de la chne alimentaire dotée de quatre membres, des yeux, un nez, une bouche [...]. Un être dit humain, qui se distingue des animaux par son niveau de veloppement supérieur ... mais en reste un tout de me. Ce qu'elle est véritablement c'est un tout petit bout de femme dans un monde infinie ... juste une petite quantité de matière peu visible à lchelle mondiale alors à lchelle de l'univers ... rien. Comme tout être humain ...
*
°                                                                                                                                                                                Ce n'est que le début ...                                                                                                                                                                                                             °

# Posté le dimanche 10 juin 2007 06:20

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:20