* le néant *

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Il emporte avec lui tous ces rêves déchus, que seules les âmes en putréfaction embauchent. J'ai maintenant réduit l'innocence en morbidité... il est l'incarnation de l'ombre. Les jours défilent sous nos yeux languissants et je le vois errer dans ce tunnel sans fin, à la recherche d'une quelconque illumination. J'ai ses vices aux creux de mains, mais seul lui pourra décider de ce qu'il adviendra, puisqu'en étant la débauche, l'orgie et la luxure du gouffre, je ne puis l'accompagner plus loin.

Choisira t-il le bon chemin ?

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* le néant *

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 17:37

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 15:04

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Au fond, la connerie humaine n'est rien, puisqu'il y a qu'elle qui guide nos pas. L'humain n'est donc rien.




Alors laisse toi guider au fur et à mesure par ces mots, mais ne pense pas une seule fois que cela a été réellement mon cas.


Je suis assise sur son lit, à moitié nue. Je ne sais pas pourquoi ou du moins je ne sais plus. Je pleure dans ses bras, sa nuque trempée par mes larmes qui ne cessent de couler. Et lui, il est transporté par la crainte. Une crainte bien trop immense pour un si petit d'homme, je le conçois... Je me replonge dans mes souvenirs, essayant tant bien que mal à recoller les morceaux d'un passé proche mais douloureux. Visiblement il me suit.

_ Je ne sais jamais ce qu'elle a l'intention de faire, je suis perdu par tant de mystères parce que moi même je n'ai jamais perdu de temps à résoudre quelconque mystères. Je l'aime, c'est une certitude. Malgré mes anciennes expériences amoureuses, je n'ai jamais ressentie cela auparavant. Je pense que ce qui pimente notre couple est cette perpétuelle envie de se découvrir. Elle est si étrange qu'il m'est tant difficile de la cerner. Cela m'effarouche. Je ne pourrai la partager, à présent, seul moi se doit de découvrir cette obscurité qu'elle distingue de plus en plus nettement. Mais serai-je enfin le rayon de soleil qui transpercera sa nuit abrupte ? J'en doute, je ne suis pas assez ouvert d'esprit mais pour elle je voudrais l'être. Ce qui me fait obstacle, c'est cette fâcheuse manie de ne voir qu'en surface les choses existentielles, de la plus simple à la plus complexe. Je me contente de très peu, par déduction, je suis sur la mauvaise piste. Pourtant j'arrive très bien à m'intégrer dans la société actuelle, à croire que la superficialité nous domine tous.
Mais qu'on se le dise, j'aime vivre au jour le jour, sans avoir vraiment de limites. Il est vrai, je me permets tout. Serai-ce une mauvaise chose ? Je m'en contre-fiche, ce qui me caractérise le plus, est de suivre mes instincts d'homme, bien que je ne sois trop excessif. Et cela, personne ne pourra le changer. Je suis donc condamné à la voir vivre sans la connaitre... mais après tout, qui suis-je réellement et de quoi suis-je capable ?

_ Ses intentions, je les connais par c½ur. Il suffit d'une seule expression, d'une seule réplique ou d'un seul geste et tout s'éclaircit. Il est tellement expressif qu'il en deviendrait perceptible. La naïveté berce tous ses faits et gestes mais cela ne me dérange pas. Il est tel qu'il est, il me fait craquer aussi candide soit-il. Il ne comprend pas la vie. Ainsi, il se permet des actions dont il n'analyse point les causes et les conséquences. Je me tue à lui ouvrir les yeux mais en vain, il semble souffrir plus qu'il ne me fait souffrir. Je lui en veux énormément pour ça. D'ailleurs il n'a jamais fait d'effort pour y remédier. je ne puis le forcer d'avantage. Cela risquerait de lui être une véritable torture. En tous points, sa nature m'intrigue. Il est si différent de moi, des autres. Je pense que c'est cet ensemble de sentiments et de partage qu'est l'amour qui m'embrouille à ce point là. Car si je portais un autre regard sur lui, il me paraitrait aussi banal que l'infâme neutralité. Alors pourquoi lui ? Aussi suis-je obligée de me justifier : seul l'amour a ses raisons, que l'amour n'a pas. Et les maintes fois où ce fossé s'est creusé entre nous, prêt à s'ébranler sous nos pieds, nous avons réussi à le franchir sans de réelles facilités je l'admets. Nous nous épaulons bien que main dans la main. Je bois à présent la vie entre ses lèvres, il savoure les fruits de notre amour.
Il est laid avec tous ces vices, moi je suis pire en ayant adonné mon innocence à quelques malfaiteurs. Mais ce qui fait notre beauté, c'est de se compléter pour ne former qu'un seul être.

_ Je l'emmène souvent chez moi. On discute beaucoup mais elle a toujours cette lueur que je n'arrive pas à saisir. Puis guidé par un certain élan venant de je ne sais où, je rampe jusque dans mon lit. Et comme l'être humain n'est nullement voué à la solitude, elle me suit. Que sa sensualité m'exaspère ! Combien je l'envie mais je n'ai jamais, au grand dieu jamais, pu y succomber. Je la dévore, elle ne se fait pas prier et s'exécute de la sorte. Elle a un gout sucré qui lui est propre et que je lui connais parfaitement. Je pourrai le toucher ou même le dessiner tant il devient une évidence. Tout ce qu'il reste de moi semble s'adonner à elle d'une ardeur déjà naissante mais grandissante. Par une simple pensée, la plus Légère se laisse emporter. Les frissons me viennent alors que ses doigts effleurent délicatement mon dos, jusqu'à ce qu'ils se posent sur ma nuque. Prisonnier de son charme je ne puis me contrôler. Je suis en transe. L'univers même semble s'arrêter à cet instant précis. Je n'ai qu'un seul désir : que mon être la possède entièrement. Je passe ma main dans sa chevelure. Je devine ses reflets flamboyants rien qu'en la touchant. Ses cheveux semblent couler de mes mains tant il sont doux. Un léger hâle de cerise en émane, ce qui convient parfaitement avec son parfum fruité... Comme si tout était calculé. Mais peu m'importe, elle est tout bonnement à croquer. Je me résigne enfin à ouvrir les yeux . Un coup d'½il furtif me fait comprendre que nous sommes dorénavant torse nu. Je considère ses formes, et aussi horribles qu'elle me les qualifies, je reste chaque jour plus bouche bée de les avoir en ma possession. Ses courbes joliment dessinées se peignent devant moi : comme quoi la réalité n'est pas toujours trompeuse. Tout se résout à correspondre : la douceur et le teint mâte de sa peau, les arabesques de sa crinière brune avec l'ovale de son visage puis son regard souligné par ses yeux en amande tirant sur le noir.
Il n'y eut point de filles aussi obscures qui eussent été en ma possession. Son corps fluet s'agite sous le mien. Je décide de prendre la situation en main. Avec fougue je l'embrasse où bon me semble ce qui ne la laisse pas indifférente. Un désir encore plus fou vient se mêler au premier et à toutes ces sensations. Que le contact de sa peau sur la mienne s'établisse, je ne m'appartiendrai plus... je suis déjà entre ses mains. Je n'ai plus qu'à retirer sa ceinture avec mes dents car elle, a à présent terminé de déboutonner les quatre boutons de mon jeans qui nous évitaient ce long périple passionnel.

_ Je viens de me réveiller, je ne sais pas où il me mène mais il me mène par le bout du nez ! Aussi suis-je obligée de nous sortir de ce tourbillon de sensations si je ne veux pas tomber dans l'oublie. Car prise d'un élan de panique, ma folie s'est peu à peu dissipée pour me poser face à la dure réalité. L'excitation devient calme et quotidienne. Je m'écoute même échapper quelques petits gémissements. Une chose m'était inévitablement passée au dessus de la tête : le sexe masculin est certainement la chose la plus légère au monde car une simple pensée arrive à le soulever. Je joues trop avec le feu et me laisse embobiner par cette tentation. Après tout, le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder ... Non je perds la tête et mes esprits ? ils s'en vont avec. Je tente de le repousser mais mes bras ne répondent pas aux divers messages envoyés par mon cerveau. Je devrai faire avec que je le veuilles ou non, puis par simple respect, je ne voudrai le frustrer. Encore un bonne leçon vient de mettre donnée. Ainsi je ne dois pas m'aventurer dangereusement au beau milieu du désert que sont les flammes de la passion. Parce qu'à chaque fois que je m'y jettes sans avoir conscience de ce que je fais, je me brûle, ce qui m'ôte tout désir. La chaleur jadis ressentie semble froide maintenant. Je m'y perds ! Et puisque je me consume petit à petit par cet amour, je ne peux ignorer que la souffrance mène à la déception. Je me meurt, délaissée par un être. Et, acharné par la passion, il me laisse au bord du gouffre ... une jeune femme non pas en détresse, mais en putréfaction.

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Photo : Angel
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 14:06

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 12:21

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On ne parle que d'une chose que seules les âmes les plus sensibles à la vie feignent la connaître

# Posté le vendredi 13 juin 2008 14:33

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:26

° La beauté n'est pas en surface, loin de là ! °

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Qu'on se le dise, l'Apogée de la souffrance n'est pas la douleur physique ...
Elle, ce n'est point que moi, mais toi aussi.


Elle trébuche, elle tombe, elle trépasse et tente de se relever. Face contre terre, des visions troubles s'entrechoquent jusqu'à heurter ses yeux déjà rouges. Jouissance d'une plaie affligée au c½ur, elle s'envole là où l'on se perd. C'est l'horreur et le désespoir qui la délecte puisque sa vie ne tient plus qu'à un fil. Le bonheur a pris un tournant glauque dans sa vie. Il n'y a pas d'amour et d'amitié sans malheurs et trahisons. Nul besoin de prendre son c½ur, elle ne donnera que son âme et son corps en détérioration. Baisser les bras comme il n'est pas permis, se foutre de tout, tels sont ses lois. Tirer vers le bas, jouer avec la flamme, sentir son odeur. Rires tout de même forcés, apparences pas toujours trompeuses, elle n'a qu'une seule envie, perdre sa transparence et noyer ce flot de maux. Mais à présent le noir s'épaissit, les images se défilent, la pénombre l'envahit ... Aussi maudite qu'elle soit, c'est la fin.

Elle subissait chaque jours ce qui pourrait s'appeler le reste de la Terre. Une terre en putréfaction. L'habitude a son habitude, celle de se lasser et de vider toute volonté à l'homme. C'est ainsi qu'à chaque tentative de survie, elle échouait. Plus d'objectifs à portée de main, se méfiant de l'amour et s'accrochant à ses pieds, elle guidait ses pas, en veillant de ne pas se retourner.


La souffrance est avant tout un art sans queue ni tête qu'il faut caresser dans le sens du poil pour en être le garant.

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Photo prise par Nico : Joe, mister D!

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# Posté le dimanche 11 mai 2008 15:09

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:18

* Silence means consent *

Hier,

Au matin, le brouillard. La jeune fille marchait tranquillement dans la rue. La clarté de la lune partît, la laissant seule face à une mare de boue. Le but étant de contourner cette amas flasque, la fillette cherchait une issue. Mais en vain. Alors elle avança tête baissée, mais devant elle. Les étoiles ont filé depuis peu, mais le soleil ne se décida pas à se lever. Et l'éternel vide lui tendit la main. Plus rien ne pouvait l'emmener à destination, mais elle marchait toujours, imperturbable. Elle n'avait que ça à faire ou de s'embourber dans le noir. La pénombre s'est transformée en une ombre profonde. En cheminant, les contours d'une antre se dessinèrent ... celle de la solitude. Le bâtiment se faisait plus net, il ne restait plus qu'à y rentrer. Mais la petite fille se pointa devant, à la première marche, puis se laissa emporter par la brusque obscurité du sommeil.

L'après-midi, sous la pluie, les gouttes fusaient, et perlaient sur son visage. Son réveil se fit dans un marécage. Les tons avaient déjà changé. Le brouillard, laissant la brume à la pluie, donna un air de plaisance venant de nul part. Le ciel qui avait été si noir, apparut plus clair. Sous un abri de bus, la plume à la main, elle écrivait ces faits d'hiver* qui la tourmentaient. Mais les voitures passagères éclaboussaient ses écrits. Et n'y voyant plus que des rébus indéchiffrables, elle abandonna sa page, et se mit a contempler les gouttes qui s'échouaient sur les vitres de l'abri. Elle fut tirée de ses rêveries par une jeune fille, qui comme elle, avait perdu son chemin. Prisonnières du temps, ou peut-être était ce le temps qui leur était prisonnier ... mais au moins la solitude n'était plus a porté de main, et le ciel commence à s'éclaircir. La terre s'ébranla alors, qu'elles couraient main dans la main jusqu'au premier bar. La porte grinça, tout comme le regret partit. Des visages se tournèrent vers elles, et se retournèrent sur leur passage mais elles n'y prêtèrent pas d'attention et se faufilèrent entre deux sièges.

C'est ainsi qu'au soir à l'envol, quittant sa partenaire, le couteau était fait comme un rat et l'aiguille pataugeant dans la chair, ça puait la mort. Mais elle résistait. Ce qui restait de son c½ur se brisa et pourtant, aucune haine ne prit le contrôle de son esprit. Et essayant d'extraire cet amas de plaies, elle ne ressentit pas la moindre douleur. Mais à ses yeux, mais au son de sa voix, mais à son odeur, il ne pouvait que battre à la chamade. Et c'est ainsi que la fillette trébucha sur son c½ur. C'est pourquoi elle bascula dans le vide et dans l'oublie. L'occasion lui passa sous le nez et ce n'est pas l'habitude qui lui manquait ...

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Photo : Angel
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# Posté le samedi 08 mars 2008 13:27

Modifié le samedi 13 septembre 2008 18:34